6e étape : Esztergom-Budapest

Voilà, c’est fini pour cette année. D’abord, il y a eu cette dernière ligne droite, presque. 80 km environ pour finir ce parcours austro-hongrois.

D’abord reprendre le pont, retourner en Slovaquie une dernière fois. Un parcours peu agréable, entre routes partagées avec les voitures, chemins de terre ou chaussées défraîchies. Puis le village frontière de Ch’laba, où tout est neuf et tout est sauvage.

Et le retour en Hongrie, le retour au bord du Danube, le retour à des pistes cyclables belles et agréables.

Un des moments les plus agréables de cette semaine, avec ces petits villages au bord de l’eau. Places de pique-nique, petits cafés, toilettes publiques, tout est parfait pour les cyclistes.

On admire Visegrad et son impressionnant château juste en face et on repart gaiement jusqu’à Vac.

A Vac, un bac (oui) permet de changer de rive et de poursuivre en direction de Szentendre. Et même si c’est important, de Szentendre, j’ai choisi de rester de ce côté. A Vac, fausse joie : un panneau indique Budapest, 12km. Oui. Mais c’est 12km jusqu’à l’entrée de la ville et la route est encore bien longue jusqu’au centre.

Pendant ces 12 kilomètres, les petits villages se succèdent et on zigzague entre les villas. On en profite pour un dernier expresso, une dernière glace, avant l’entrée triomphale…

Sauf que l’arrivée à Budapest, c’est tout sauf triomphal. Des kilomètres et des kilomètres avec une route hyper bruyante pour voisine, des zones commerciales à n’en plus finir, des chantiers pour bien perdre son chemin. C’est peut-être mieux par Szentendre, je ne sais pas. Mais franchement : prenez un train ou un bus pour éviter ce dernier tronçon, ça va aussi. Même si vous manquerez l’île Margit, et puis, soudain, la vue sur la ville, l’Orgashàz au loin qui vous crie ça y est, c’est fait, c’est le bout du chemin et ça, ça vaut presque toutes les interminables arrivées dans la ville.

Et ensuite, il ne vous reste plus qu’à profiter de Budapest – même si j’avoue qu’après une semaine seul avec mon vélo, tous ces gens, partout, tout le temps, ça fait un peu bizarre.

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