Etape 5 : Komarno – Esztergom

(ou, en français, Comore-Strigonie)

A 2 kilomètres près, mon étape préférée. Après moult hésitations, j’ai opté pour la rive slovaque du Danube aujourd’hui. Après la sortie de Komarno, un magnifique tracé, très roulant, sur des digues.

(et pendant que je pédale, d’autres prennent la voiture pour promener le chien mais ça va, je juge pas (si))

Un petit passage sur route tout de même, puis retour tout au bord du fleuve. Un petit village, Radvan nad Dunarom pour les intimes, avec un petit arrêt café au bord de l’eau, que demander de plus ? Que ce groupe de touristes anglais ne choisisse pas pile le même endroit pour s’arrêter, Ok, mais c’est uniquement parce que vous aimez quand je râle.

Puis la route bifurque en direction d’Obid, traverse des petits affluents et des prairies humides, oui j’ai vraiment fait beaucoup de photos aujourd’hui,

Dans Obid, une montée, ce n’est vraiment pas le Ventoux, mais c’est la première depuis trois jours alors ça surprend et au sommet, le Graal, un supermarché où compléter le pique-nique. La vendeuse m’a longuement parlé en slovaque, sans se laisser démonter par ma totale incompréhension, peut-être me conseillait-elle ce salami, peut-être me disait-elle un jour, un cycliste ne se contentera pas de prendre un peu de salami, il m’emmènera sur son porte-bagage, loin d’ici, loin de Dragomir, mon épagneul breton, et je referai ma vie, je deviendrai gardienne de phare à Sturovo, peut-être m’insultait-elle, mais plus probablement me parlait-elle des avantages comparés du salami et du jambon, je ne sais pas, je ne saurai jamais, désolé chouette Duolingo de t’avoir délaissée, six mois de leçons intensives avec toi et j’aurais pu répondre oui madame, oui, Dragomir, c’est vrai, mais la petite pomme verte a un goût étrange alors s’il vous plaît, merci. Mais enfin, je ne sais pas. Et au loin se dessinait déjà la cathédrale d’Esztergom.

Puis la plongée vers Sturovo et après cette magnifique étape les deux pires kilomètres du parcours, le long d’une atroce route pleine de bus et de camions et ensuite un pont, encore un, une frontière, encore une, la Hongrie, encore elle, une glace, la dame m’a appris à dire merci bonjour et fruits des bois en hongrois, réponds à ça la chouette.

Bref. Esztergom, ancienne capitale hongroise, centre religieux, lieu de naissance de St-Etienne, j’aurais été vert de ne pas la visiter. C’est beau.

Et demain , on part par là.

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