1re étape : Vienne-Bratislava

Voilà, c’est parti. Pour corser un peu la difficulté, l’étape la plus longue est au début – alors oui, ok, 70 km de plat c’est pas non plus du Tadej Pogacar. Mais pour corser un peu la difficulté, je pars sans entraînement. Presque. Il y a quelques semaines, je suis allé faire du vélo avec mon fils. On a regonflé nos pneus au bout du quartier, les miens se sont redégonflés immédiatement, j’ai dit ah ben la chambre à air doit être foutue faudra que je la change et voilà, c’était toutes mes sorties vélo de 2026.

Bref.

Vienne, c’est une chouette ville pour le vélo. Des belles pistes cyclables, larges, bien marquées, c’est un vrai plaisir. Évidemment, j’avais choisi un hôtel bien trop loin du vrai point de départ de l’étape et évidemment, je me suis perdu 10 fois mais soudain, le voilà, le Danube, mon compagnon de ces prochains jours…

C’est marrant, j’imaginais ça plus bleu et plus large, vous êtes vraiment sûres que c’est le Danube ?

Ok, je me suis perdu 11 fois.

Puis soudain, le Danube et en route pour l’aventure.

D’abord, quitter Vienne. Une route très agréable même si c’est comme toutes les routes cyclistes de grande ville : des vélos, des joggeurs et des joggeuses, il faut un peu slalomer mais ça passe. Puis une immense zone dédiée à la grillade, avec des gens déjà en train de préparer leurs brochettes, j’ai cru qu’il était bientôt midi mais non, juste des gens très prévoyants. Puis une zone dédiée au nudisme et non, la blague est trop évidente, je ne la ferai pas, ce n’est pas mon genre mais oui, là aussi, malgré l’heure matinale il y avait déjà des saucisses grillées.

L’Euro Vélo 6 est très fréquentée, il y règne une belle solidarité entre cyclistes, comme ce jeune homme à qui j’ai donné un peu de crème pour les mains et avec qui j’ai échangé quelques mots – je lui ai dit « un peu pénible, ce vent » et il a répondu « non, ça va ».

Quitter Vienne, donc, puis arriver dans l’immense parc naturel Donau-Auen – une partie roulante mais un peu monotone, la route passe par une digue et suit une longue ligne droite.

Puis soudain, enfin pas tout à fait soudain car il faut traverser un long pont – et que je commençais à avoir mal aux jambes et à faire des pauses tous les 130 mètres, Hainburg, première localité depuis la sortie de Vienne. J’en ai profité pour boire un café dans un atroce truc à touristes. Et par ne pas comprendre du tout ce que j’avais commandé, alors que c’était la dernière fois du voyage que j’étais dans un pays dont je parle la langue.

Et puis je suis parti, plein d’allure et d’entrain et de mal de jambe et soudain, je me suis retrouvé devant un panneau Bratislava 8,5km et je n’avais jamais rien vu de plus beau, parce que je pensais qu’il en restait au moins le double. Heureusement, Eole s’est réveillée à ce moment-là, pour que ce dernier bout ne soit quand même pas trop facile. Et au bout de la seule montée de la journée, au loin, la preuve que l’arrivée n’était plus si loin.

Ensuite, quelques kilomètres, une frontière à peine perceptible, sauf à la langue qui devient très étrangère, un dernier pont, une vieille ville très agréable et la bière de la victoire.

Commentaires

Une réponse à « 1re étape : Vienne-Bratislava »

  1. Avatar de Stephanie Booth

    Merci pour les saucisses grillées qui m’ont fait éclater de rire dans mon salon alors que je pleure Oscar sur ma meringue double-crème et framboises.

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