Alors oui. Parfois il n’y a pas grand chose à raconter.

C’est comme ça. Parce qu’entre Mosonmagyórvár et Györ, on quitte le Danube pour s’aventurer un peu dans des villages hongrois. D’abord le décor est plutôt agricole, ensuite un peu moins. Les villages s’enchaînent, dans certains il y a des cafés où des boulangeries, on apprend des rudiments de hongrois, presszo et lipot, dans d’autres non. Dans certains il y a un accent sur le á, dans d’autres non.

On est le long d’une route. Parfois c’est joli, parfois moins. Parfois il y a peu de voitures, parfois beaucoup, parfois les automobilistes sont courtoises, parfois non.
Parfois il y a du vent et vraiment, quand c’est que je l’aurai dans le dos ? parfois on dirait qu’il va pleuvoir et parfois le vent tombe et on grille, quand vous faites du vélo oubliez pas la crème solaire sur le haut des bras.

L’étape est courte alors pourquoi ne pas s’arrêter, pique-niquer, prendre un café, manger une glace et apprendre de nouveaux mots de hongrois, mais la dame n’a pas compris, peut-être que je prononce faux.

Et puis l’étape est courte alors c’est déjà Györ, ça fera plus de temps pour visiter et ramener des souvenirs. J’aurais pu vous parler de Györ, comme Bill Bryson, vous raconter de passionnantes anecdotes mais je sais juste qu’ils sont en tête du championnat de football masculin, devant Ferencvaros et l’académie de l’ancien président, pas mal, non ?

Et puis demain, peut-être qu’il y aura plus à raconter, en tout cas il y aura le Danube et même un pont.
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